Diabète et activité physique - Partie 2
Partie 2
L'énergie nécessaire lors de l'exercice physique provient initialement du glycogène musculaire et ensuite du glucose sanguin, libéré par le foie, et des acides gras libres. Le glucose capté par les muscles peut être multipliée par 20 .
Sport et diabète de type 1 :
Le sport est tout à fait possible pour les personnes diabétiques de type 1. Un diabétique de type 1 peut pratiquer, sur avis médical, touts les sports et même faire de la compétition de haut niveau. Les seules contre-indications possibles sont les sports où la perte de connaissance induite par une hypoglycémie serait catastrophique : plongée, escalade, vol libre, etc... Pour pouvoir pratiquer sans danger, le diabétique de type 1 sportif doit avoir un diabète bien contrôlé par les injections d'insuline et bien connaître les réactions de son corps face à l’effort.
En effet, pour maintenir un taux de sucre sanguin suffisant, il doit prévoir la dépense énergétique liée à son effort. Il peut ainsi adapter son alimentation et la dose d’insuline à s’injecter. De plus, pendant le sport, il est généralement recommandé d'injecter l'insuline à distance des muscles qui travaillent pour éviter qu'elle ne soit trop rapidement absorbée.
Comme toujours en cas de diabète, et encore plus lors de pratique sportive, il est important de garder sous la main des boissons ou des aliments sucrés, par exemple de la maltodextrine. Cette prise de sucre permettra d'éviter une chute brutale de sucre dans le sang et d’éviter de perdre connaissance. Les crises d’hypoglycémie sont plus fréquentes lorsqu’on pratique un sport qui sollicite les jambes de façon intense et prolongée.
Parce que l’hypoglycémie peut survenir plusieurs heures après la fin de l’exercice, il est parfois conseillé de prendre une petite collation avant de se coucher afin de prévenir une éventuelle hypoglycémie pendant la nuit. A partir de 40 ans, les personnes diabétiques qui souhaitent commencer à faire du sport doivent toutefois le faire après avoir effectué un bilan cardiovasculaire. D’autres complications liées au diabète : hypertension, hémorragie de la rétine, présence de protéines dans les urines, insensibilité des extrémités, etc... peuvent intervenir.

*La musculation peut vous aider à contrôler le diabète de type 1
Sport et diabétique de type 2 :
Lorsque vous faites du sport, votre glycémie baisse du fait des besoins de vos muscles en glucose. Le transport vers les muscles actifs est favorisé et conduit à une baisse de la glycémie. Le transport du glucose à travers les cellules musculaires dépend de transporteurs présents sur la surface membranaire.
Quand une personne est atteinte de diabète 2, l'insuline a une action moins efficace car ily a moins de transporteurs qui se fixent à la surface des cellules. De ce fait, la glycémie baisse moins pour une même stimulation.
L'exercice est aussi un stimulateur du transport de glucose à travers les cellules musculaires. Il va de ce fait favoriser la baisse de la glycémie. Ainsi, il a été montré qu'après un programme d'entrainement de 12 semaines, l'hyperglycémie provoquée par l'ingestion de glucose est moindre. La pratique régulière va aussi améliorer la sensibilité des cellules à l'insuline. L'exercice pratiqué peut être aussi bien de type aérobie qu'anaérobie.
Cette pratique sportive aura également des effets positifs sur la santé globale des individus en améliorant la santé cardiovasculaire, la pression sanguine etc.... L'exercice physique serait un nouveau traitement
Lors de la découverte d'un diabète de type 2, la promotion de l'activité sportive pourrait être systématiquement proposée. Elle serait un très bon moyen de réduire les couts liés au traitement du diabète de type 2 mais aussi d'améliorer la santé générale de ces patients. Toutefois, afin de favoriser l'adhésion des diabétiques, la mise en place de structures dédiées sera peut-être nécessaire.
Toujours avoir sur soi l’équivalent de 15 à 20 G de glucides à index glycémique élevé et à utiliser en cas de malaise ou hypoglycémie confirmée par un glucomètre.
Le patient peut commencer tout d'abord par un exercice léger de musculation de vélo ou de course a pied, tout à fait normal dans un club de sport ou en plein air. Par contre la pratique de la musculation ou d'haltérophilie peut induire une prise de poids qui sera difficile de s'en débarrasser c'est pour cela qu'il faut coupler avec un sport d'endurance tel que la course à pied natation, ski de fond qui permettra de rétablir un équilibre.
L'exercice doit être de faible intensité. Ce qu'il faut retenir c'est que la personne qui débute dans ce domaine doit garder la même puissance et pratiquement le même entrainement à chaque séance (40 à 50 % VO2 max). Elle ne doit pas être fatigué ni avoir des points de coté. En effet cela lui permettra mieux de contrôler sa glycémie et de voir les différents fluctuations subies par l'entrainement. Chaque cas étant spécifique nous ne pouvons pas imposer un programme particulier par contre en gardant un rythme régulier il est tout a fait possible d'évoluer dans la pratique sportive choisie.
Par exemple nous allons nous intéresser a la pratique de musculation ou de vélo régulière 3 à 4 fois par semaine. L'intensité et la durée doivent impérativement augmenter progressivement, pour ne pas choquer l'organisme :
1/ il faut obtenir un bon degré de contrôle métabolique
2/ Quelques heures qui précèdent une activité sportive, il faudra manger des glucides ig bas ou modéré tel que des pâtes complètes du riz ...
3/ Si l'effort n'a pas été programmé il faudra consommer du glucoses avant pendant et après l'effort
4/ Si l'effort a été prévu , diminuer la dose de l'insuline (de 10 à 50 %) qui agit pendant, voire après un effort important.
5/ Enfin il ne faut pas injecter de l'insuline dans la région qui a subie un stress intense.
Dernière conseil possible :
Quand il y a trop de sucre dans le sang, les nerfs des membres inférieurs peuvent être altérés, on appelle ce phénomène les neuropathies. Après une dizaine d’années de glycémie trop élevée, la neuropathie a de grandes chances d’arriver, le malade n’a plus de sensibilité au niveau du pied. Blessure, brûlure, ampoule, corne font plus du tout mal. Le danger chez les diabétiques, c’est de continuer à marcher sur une blessure, qu’elle empire, et qu’ils ne s’en rendent pas compte.
90 % des consultations pour pieds chez les diabétiques sont des patients atteints de neuropathie. Cette perte de sensibilité pendant l'effort est responsable de lésions traumatiques indolores et c'est pourquoi, la personne diabétique doit observer ses pieds après tout exercice.
Conclusion :
Le diabétique doit faire très attention à toutes les indications et doit avoir une condition de vie stable. La pratique d'une activité sportive permet de palier au déséquilibre quotidien. La pratique d'uine activité sportive ne peut être que bénéfique.
Sportivement
H. Sekkiou
Avec les conseils du Docteur Guy Puydoyeux lui même sportif et diabétique.
Lecture conseillée : La diététique du diabète de Eric Ménat docteur en médecine diplômé de la faculté Necker